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RDC: l’épidémie d’Ebola fait 2.011 morts sur 4.381 cas confirmés dans cinq provinces !

Lundi, 10 août 2026-L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de sévir en République démocratique du Congo (RDC), avec 4 381 cas confirmés enregistrés dans cinq provinces, selon les dernières données présentées par l’Institut national de santé publique (INSP). Au total, 53 zones de santé sur 140 sont touchées par l’épidémie, qui demeure particulièrement active en Ituri.

D’après les chiffres communiqués par les autorités sanitaires, 2 011 décès ont été enregistrés parmi les cas confirmés, soit un taux de létalité global de 45,9 %. Par ailleurs, 869 personnes ont été déclarées guéries, tandis que 704 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés.

Le suivi des contacts affiche, pour sa part, un taux global de 86,7 %, témoignant d’une surveillance renforcée, même si des efforts restent nécessaires pour atteindre un niveau optimal de suivi.

L’épidémie est actuellement signalée dans l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo.

L’Ituri reste l’épicentre de la maladie. La province compte 28 zones de santé touchées sur 36, notamment Aru, Bunia, Bambu, Damas, Drodo, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba, Rwampara, Tchomia, Kambala, Nia-Nia, Fataki, Mandima, Lolwa, Boga, Ariwara, Mahagi et Adja.

Au Nord-Kivu, 12 zones de santé sur 34 sont affectées. Il s’agit notamment de Beni, Butembo, Goma, Kalunguta, Katwa, Kyondo, Oicha, Vuhovi, Mabalako, Masereka, Musienene et Lubero.

Le Sud-Kivu compte une seule zone de santé touchée : Miti-Murhesa. Cette zone n’a toutefois enregistré aucun nouveau cas confirmé depuis 74 jours, selon les données communiquées.

Dans le Haut-Uélé, six zones de santé sur treize sont concernées : Boma Mangbetu, Gombari, Isiro, Pawa, Rungu et Wamba.

Enfin, dans la Tshopo, six zones de santé sur 23 sont touchées : Bafwasende, Kabondo, Lubunga, Makiso-Kisangani, Mangobo et Wanie-Rukula.

Au total, l’épidémie concerne également 246 aires de santé. La transmission reste particulièrement active en Ituri, au Nord-Kivu et au Haut-Uélé, avec une situation toujours préoccupante dans l’épicentre de l’épidémie.

La capacité de prise en charge renforcée en Ituri

Face à l’augmentation du nombre de patients, les autorités sanitaires ont renforcé l’offre de soins, particulièrement en Ituri.

Le Centre de traitement Ebola de Kasenyi a récemment été inauguré, portant la capacité installée de prise en charge dans la province à 840 lits. Cette nouvelle infrastructure intervient alors que plusieurs autres structures, notamment celles de Rwampara, l’ISTM, Nizi et Bambu, connaissent une saturation.

Des extensions supplémentaires sont ainsi envisagées afin d’accroître les capacités d’accueil et de traitement des patients.

Le dispositif de surveillance épidémiologique a également été renforcé aux différents points d’entrée. Selon l’INSP, plus de 100 000 voyageurs ont déjà été examinés dans le cadre du contrôle sanitaire, avec un taux de dépistage de 98 %.

Les autorités poursuivent par ailleurs l’investigation des alertes sanitaires. L’ensemble des alertes validées comme cas suspects a fait l’objet d’une investigation, tandis que le suivi des contacts demeure un élément central de la riposte.

Les communautés au cœur de la riposte

La réponse à l’épidémie repose également sur la mobilisation communautaire. Des relais communautaires ont été formés et dotés de supports de sensibilisation afin de renforcer l’information des populations.

En Ituri, plusieurs milliers de personnes ont ainsi été touchées par des visites à domicile et des causeries éducatives. Dans le Haut-Uélé, des campagnes de sensibilisation de masse ont mobilisé des milliers d’habitants dans les zones de santé d’Isiro et Wamba.

Au Nord-Kivu, plusieurs rumeurs liées à la maladie ont également été clarifiées, contribuant à réduire les incompréhensions et à résoudre certains incidents communautaires.

Malgré les progrès enregistrés, la riposte demeure confrontée à d’importants défis, notamment le déni de la maladie et les résistances communautaires.

Des oppositions aux enterrements dignes et sécurisés ont notamment été rapportées à Isiro. Dans le Nord-Kivu, certaines équipes de riposte ont été prises à partie, tandis que plusieurs inhumations ont dû être reportées en Ituri.

Ces résistances compliquent les interventions sanitaires et peuvent favoriser la poursuite de la transmission du virus. Les autorités insistent donc sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les équipes de riposte et les communautés locales.

Avec 4 381 cas confirmés, 2 011 décès et un taux de létalité de 45,9 %, l’épidémie d’Ebola demeure ainsi une urgence sanitaire majeure en RDC. La poursuite de la surveillance, l’amélioration de la prise en charge, le suivi des contacts et surtout l’adhésion des communautés restent déterminants pour parvenir à interrompre durablement la chaîne de transmission.

Pour tout symptôme ou cas suspect, les autorités sanitaires invitent la population à appeler gratuitement le numéro 151.

 

ITK

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