
Jeudi, 6 juin 2024-La grève sèche qui sévit au sein de l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE) depuis le vendredi 31 Mai 2024 n’est pas l’affaire d’une dizaine d’aigris comme tente de justifier ceux qui tirent les ficelles entre la tutelle, le conseil d’administration et le Directeur Général Lama Onyangunga, mais plutôt une affaire de toute la République où la grève est générale comme les photos d’illustration peuvent le prouver.
Malheureusement pour ces tireurs de ficelles qui sont d’ailleurs connus affirme la délégation syndicale qui vient de désavouer son Président Gaston Asumani accusé d’être de mèche avec le DG, le mensonge a toujours eu de limite.
Pour cette frange, affirmer de manière effronté que ceux qui manifestent et qui ont barricadé tous les bureaux sont du MLC et de surcroît, de la même tribu avec le DGA est une bassesse propre aux flatteurs et aux incompétents qui n’ont pour considération pour leur progression que l’ethnie ou l’appartenance politique comme le démontre à longueur des journées le clan Lama, alors les agents attendent de réponses aux vraies questions qui sont posées à savoir pourquoi le manque d’argent dans les caisses?
Pourquoi les arriérés de salaire ? Pourquoi le manque d’outils de travail ? Pourquoi l’impaiement des administrateurs ? Finalement autant de questions auxquelles la Direction Générale n’a jamais répondu si ce n’est accuser les autres, alors que Delphin Lama tient seul les commandes de cet établissement public sans y associer son adjoint, encore moins le conseil d’administration.
Poursuivant dans leur mensonge, la Direction Générale disent-ils, a voulu faire croire à l’opinion que l’agence travaille dans la quiétude depuis l’arrivée de Lama, ce qui est archi faux.
Car après avoir épuisé le fond qu’il a trouvé dans la caisse, soit plus de 1 million de dollars américains à fin du mois de décembre 2023, dès le mois de Janvier 2024 les difficultés de paie ont commencé.
Justifiant celà par de charges supplémentaires entre autres les nominations du Conseil d’administration, du comité de gestion dont il fait partie et des commissaires aux comptes.
Mais ce que Monsieur Lama le DG refuse d’avouer ce que depuis leur nomination au mois d’août 2023 jusqu’à ce jour, il n’a jamais payé les administrateurs, ni versé leur frais d’installation, ni frais de fonctionnement. Même son adjoint n’est pas payé.
Alors de quelle orthodoxie de gestion parle t-il lui et ses acolytes ? Delphin Lama a dépensé la somme 300.000 mille dollars américains rien que pour aménager son bureau qui coûte 15.000 dollars américains à l’ACE par mois.
Il s’est tapé une jeep à 190.000 dollars américains tandis que le PCA est piéton jusqu’à ce jour.
« S’il y avait quiétude comme le prétendent ses aboyeurs, que faisons-nous à l’inspection provinciale du travail ? Pourquoi cherche t-elle (la direction générale), à se réconcilier avec les agents par l’entremise de l’inspection du travail ? Et s’il n’y avait que 15 agents manifestants à la direction générale, pourquoi fallait-il 5 jeeps de la police pour maîtriser cette dizaine d’individus ? N’est-ce pas que le colonel Kalala Mulumba Carlos du camp Lufungula est intervenu pour jouer à la médiation après la fuite du DG qui a confié à Abraham Utshudi son « Dircab » le soin de promettre aux agents révoltés de leur payer 3 mois de salaire d’ici à vendredi le 7 juin? » affirme la deuxième vice-présidente du syndicat.
Mentez mentez, il en restera toujours quelque chose dit-on. Non sans raison, car l’accord tant entendu à l’inspection du travail d’après les informations de dernières minutes, vient de voler en éclat cet après-midi étant donné que les parties ne se sont pas mises d’accord.
Dans un torchon que les aboyeurs du DG Lama ont fait écrire, ils osent demander au conseil d’administration de sanctionner sévèrement tous les troubadours qui selon eux, cherchent à semer du désordre pour empêcher le DG à bien travailler, s’offusque le syndicat et qui qualifie cette attitude d’un manque de respect et de considération.
Ce manque de respect vis-à-vis des agents poursuit-il, est la preuve une fois de plus de quelle genre d’individus que l’ACE en a à faire. Traiter des agents impayés pendant 5 mois et qui ne font que réclamer leur droit de troubadours, est une goutte d’eau de trop dans le mépris que le directeur général Lama manifeste vis-à-vis de ces agents. Et vouloir faire endosser à Félix Tshisekedi l’échec du DG Lama est une aventure de mauvais goût, car en nommant le conseil d’administration, le comité de gestion avec Monsieur Lama à sa tête et les commissaires aux comptes, le Chef de l’État Félix Tshisekedi voulait tout simplement régulariser la situation d’un établissement public resté longtemps sous le régime de chargé des missions en attendant la production des lois qui devaient le régir et non pas, parce que cette agence était un canard boiteux comme l’affirme de manière effrontée ce torchon.
Pour ceux qui veulent opposer le MLC à l’UDPS et principalement le coordonnateur du DG Lama grand artisan de cet imbroglio qui lui profite, ils doivent savoir que l’incompétence ne peut pas se justifier par le clientélisme, ni par l’appartenance politique. L’UDPS a autant de cadres qui peuvent relever le défi là où l’un de leurs à échoué lamentablement, conclut-il.
CP















