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Kolwezi : les habitants de Sa Kashala se lèvent contre la société Thomas Mining pour défendre leurs parcelles, les autorités appelées à agir !

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Lundi, 8 décembre 2025-Alors que les autorités locales prônent la paix sociale et la régularisation foncière, une réalité bien différente s’impose au village Sa Kashala, situé le long de la route Wansela.

Ce lundi 8 décembre 2025, les habitants se sont soulevés pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’injustice flagrante : des clôtures érigées sans préavis sur une partie de leurs parcelles.

Dans ce coin longtemps oublié du développement, l’espoir semble aujourd’hui enfermé derrière des murs dressés sous la pression foncière. Les habitants appellent la gouverneure Fifi Masuka à s’impliquer de toute urgence pour résoudre ce conflit.

Selon les résidents, le propriétaire de l’entreprise Thomas Mining aurait entrepris la clôture d’une vaste portion du village sans aucune consultation préalable.

Une démarche qui, d’après eux, viole non seulement les normes urbanistiques, mais piétine également la dignité de familles installées depuis plusieurs décennies.

Bien que le dossier soit actuellement entre les mains de la justice, beaucoup dénoncent un système où « la loi du plus fort l’emporte », plongeant davantage la population dans un sentiment d’abandon.

Face à cette situation tendue, le président du comité parcellaire, Feruzi Selemani Tshila, a pris la parole pour clarifier la position des habitants. Il dénonce fermement ce qu’il considère comme une tentative d’accaparement des terres au détriment des communautés locales.

Dans une atmosphère marquée par la frustration et la peur, la population lance un appel pressant à l’autorité provinciale pour une intervention rapide.

Les habitants signalent également la présence d’individus mal intentionnés qui profiteraient du désordre pour semer la panique et l’insécurité dans la zone.

Village ancien et historique de Kolwezi, Sa Kashala est aujourd’hui devenu le théâtre d’un bras de fer foncier où l’indifférence semble gagner du terrain.

Chaque parcelle représente une histoire, un héritage, une famille. Si aucune solution n’est trouvée, ce conflit pourrait dégénérer en une crise sociale profonde, aux conséquences imprévisibles.

Les habitants ne revendiquent ni affrontement, ni violence : ils demandent simplement le respect de leurs droits. Car un peuple exproprié sans dialogue est un peuple que l’on pousse dangereusement vers la révolte.

La balle est désormais dans le camp des autorités : rétablir la justice, ou laisser les murs de l’oubli encercler un village tout entier.

 

Samuel MULENDA

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